"J'adore votre style, les thêmes traités dans vos écrits, on est pris dans les filets de l'écriture"
Annabelle (Orléans 2010).
"J'adore votre style, les thêmes traités dans vos écrits, on est pris dans les filets de l'écriture"
Annabelle (Orléans 2010).

Bon ok je suis battue sur le comptage des déménagements, il semble que l’homme qui joue et danse en a fait 57 en 28 ans, alors que me voici à 38 en 50 ans. Mais Steve, il me reste encore du temps et je n’ai pas fini de trainer mes guêtres …
Mis à part ça et bien … man … Il y a si longtemps
que je n’avais pas découvert un tel son.
Comparé aux ZZ Top ? Mhum voui ben moi j’entends tant d’autres choses, comme du Lynyrd, et des chants de tambours indiens et des riffs ancestraux et des beats inégalables par les contemporaines bouzines qui nous sont servies à longueur de journée.
Soit, c’est vrai que je suis assez souvent nostalgique de « l’époque » (comme dit mon
petit fils). Cela peut être le Moyen Age ou la Renaissance, en tous cas cette vieille époque où j’étais si jeune que pour lui cela représente l’époque des cavernes. Non l’époque des dernières
mixs musicaux créateurs, héritiers des rythmes les plus vieux et les plus neufs.
Non je ne me trompe pas, le fils n’a pas toujours voulu tuer le père, il est de nombreux mythes où il le cherche. Je ne cherche plus le mien parti sur les îles magiques des autres mondes, mais je reste accrochée à mes rêves lorsque j’entends cet Homme d’un autre temps.
Du blues ? Du Rock ? Oui sans aucun doute, il y a de cela, mais tant d’autres choses aussi. Tout ce que l’on a pu trouver dans les musiques de sauvages de la fin du XXeme siècle, un chant de la terre, qui secoue le ventre et le riff lumineux qui lie l’esprit. Le Steve du mal de mer a su garder tout cela et plus encore parce qu’il le livre généreusement, sans arrière pensée. C’est à la manière des beatniks et autres freaks qu’il balance sa musique, avec sincérité, joie et souffrance, bref un mealting pot d’humanité, délicieusement vivante.
« Tout d'abord je tiens à vous féliciter pour votre talent, et suis ravie d'acquérir une de vos œuvres. En attendant avec impatience et avec toute mon admiration »
Floriane (2009 Gaillard)
Certains restent étonnés de voir si peu de femmes dans les listes d’artistes jalonnant notre histoire. Certains prétendent que ce fait reflète une moins grande attirance, un « don », une qualité moins présente. En 1900 Octave Mirabeau dira encore dans le journal d’avril 1900 :
" La femme n'est pas un cerveau, elle est un sexe et c'est bien beau." et il ajoute " Quelques femmes -exceptions rarissimes- ont pu donner, soit dans l'art, soit dans la littérature, l'illusion d'une force créatrice. Mais ce sont des êtres anormaux où de simples reflets de mâle." (sic)
Quelle vision de l’être féminin, sans âme et tout affublé des tares que lui ont incombé les religieux (d’ailleurs de nos jours, certaines instances refusent encore l’instruction des filles) .
C’est aussi ne pas savoir, que les écoles, qu’elles soient de médecine ou académies artistiques ne furent pas ouvertes aux femmes avant peu et que les quelques unes qui oseront braver l’interdit le feront aidées, guidées de leur père, plus rarement de leur mari.
Pourtant Pline l’ancien écrivait dans son Histoire Naturelle (livre XXXV) que c'est une femme, fille d'un potier, qui eut la première l'idée de dessiner sur un mur le profil de son amant en suivant l'ombre projetée par la l
La sensibilité de la femme, sa créativité, son talent ne sont plus à démontrer, il n’est qu’à regarder quelques œuvres magnifiques produites par des femmes :
Site : Femmes Peintres
(Peinture
: Eléonore Fini, 1986, "Carcan")
Carcan : cercle de fer avec lequel les criminels condamnés à l'exposition publique étaient attachés par pilori.rcan : Ce qui gène ce qui entrave la liberté)
Il ne faut pas parler de Quénécan, il ne faut pas parler de la forêt, elle doit rester secrète. Elle est à Brocéliande ce que la lune est au soleil, ce que la nuit est au jour, la part magique et obscure. Elle love dans ses plis grottes et vallées, clairières et masures, château et rivières. Il y a quelques trente années, elle était le repère d’une grande tribu internationale, vivant de musiques et de chants, de danses ou de voyages. Le Comte de Pontavice louait alors pour quelques bouchées de pain, ses anciennes maisons perdues au creux de sa forêt à tous ces vagabonds fleuris et chacun d’y retrouver la vie sauvage, l’eau au puits, la lampe à la bougie, les enfants au soleil. A nous les danses sous la lune, les aubes claires et les chemins de traverses. Nous y rencontrions toute une faune multicolore, un ensemble d’artistes en tous genres. Tribus amérindiennes de passage, adaptes bouddhistes en quête de sagesse, femmes tiges et garçons blés. Quénécan a couvé des rêves fous et des espoirs utopiques. Les communautés y ont fait pousser les jardins d’un Eden qui s’est perdu et les quelques irréductibles y laissent juste encore poser les traces sages de pas sur les chemins de la mémoire.
Dans ce capharnaüm de voix, de gestes, volubilis de joie, se croisaient tous les rêveurs du siècle mais aussi tous les voyageurs intrépides, les apatrides, les égarés, les refusés. Berlin en pleurs, Kaboul en larme, Prague en sang, s’y retrouvaient pour un appel, encore et toujours à la vie.
Ainsi nous avons croisé la route de Réon.
Mais Réon malgré ses vestes mauves, ses chapeaux pointus, ses velours et ses soies, n’était pas un hippy et Réon nous épatait toujours. Réon était grand, et sa force terrible. Sa voix puissante tonitruait à chaque heure de ses beuveries sans fin. Réon étonnait, Réon intriguait, Réon effrayait.
Ce grand gayard avait fuit la Tchécoslovaquie devant les chars en 1968, à l’orée de sa jeune vie, laissant sur place, père, mère, famille, vie. Lui et son compère Rouda gardaient dans le fond du regard l’angle bleu de bohème. Ils se baignaient, ils se lavaient plus exactement, quelque soit la saison dans l’eau glissante de la rivière. Arrivés par l’Autriche et la Suisse ils avaient échoué sur les terres velues de la Bretagne mystérieuse. L’un était peintre, l’autre potier.
On parle encore de la grotte de Réon et de son Argondia, qui dénote dans le monde des années 1980, loin du Pop Art et des essais psychédéliques du monde actif d'une mode en ébulition. Réon est déjà dans le rêve et l’autre monde que son âme sauvage sait croiser aux détours de la lisière brune de la forêt bretonne.
Le travail de Réon aurait tout du « Fantasy », personnages d’un autre monde, Trolls, gargouilles, idées oniriques, femmes elfiques, animaux fantastiques. Mais loin de se garder d’une décoration fatale, l’œuvre plonge bien plus profondément. Elle y trouve les rêves croisés des surréalistes par les recoupements des projections inconscientes que chacun peut reconnaitre pour les savoir siennes, au moins une fois. Les compositions, les couleurs, sont audacieuses et dynamisent l’ensemble, ce qui le distancie définitivement d’un art décoratif d’illustration.
Dans ma folle jeunesse je me souviens de cet esprit fin chevauchant ce corps gigantesque, les colères terribles. Le déchirement d'une âme passant par des yeux d’enfant dans une figure d’ogre.
Juste un rêve, plus fort que les autres ….
Réon a retrouvé sa terre première et c’est là bas que maintenant s’exprime les volubiles tiges de ses rêves sensibles.
Pouvons nous encore espérer que son site offrira une traduction en français, ou qu’une galerie française osera exposer cet artiste que les âmes de nos plus grands artistes ont couvé dans le clair
- obscur d’une Bretagne que chacun sait, si magicienne ?

http://argondian.eu/
Site de Réon, en langue tchèque et anglais
http://fr.wikipedia.org/wiki/Reon
Il est difficile d’exprimer ce
qui se dégage des œuvres de Josef Sima, cependant leur effet se prolonge longtemps au creux de l’esprit. Je n’ai pas vu toutes ses œuvres, j’ai vécu six ans à rencontrer souvent certaines œuvres,
comme Terre lumière, ou La Baume peintes dans les années soixante et dédicacées à Monique Faux (Monique
Faux est de 1974 aux années 1990, conseiller arts plastiques pour les villes nouvelles au sein du Ministère de la Culture).
J’étais à l’époque belle fille de Monique et tous les murs de son appartement parisien étaient couverts des toiles du peintre. Je dois dire que je ne connaissais pas suffisamment son oeuvre, mais
j’aimais bien les tons et la douceur qui se dégageaient de cet espace.
Il ne me reste de cette époque, (mis à part deux enfants chéris), qu’une petite valise en cuir ayant appartenu à l’artiste et le souvenir très présent de ces espaces peints. Ils formaient comme une fenêtre ouverte à travers l’espace clos, un plongeon sur un autrement.
(Terre lumière 1965)
Josef Sima est né en 1891 à Prague. Il suit les cours de l'École des arts et métiers et de l'École des beaux-arts. Il y aborde la peinture impressionniste, la peinture fauve, la peinture cubiste et Cézanne. En 1920, il gagne la France et travaille quelque temps dans des ateliers de vitraux Maumé Jean à Hendaye. Il se fixe ensuite à Paris et obtient la nationalité française en 1926. Sa peinture, qui était à mi-chemin du fauvisme et du cubisme est déjà teinté de surréalisme. Il rencontre avec Mondrian qui aura une certaine influence sur l'évolution de son art. C’est à partir de 1926 que Sima commence à exprimer sa personnalité profonde, à travers des éléments comme la foudre, la forêt, la lumière prismatique, la clarté d'un corps féminin, principaux éléments de son œuvre, qu'il reprendra tout au long de sa vie. Il se rapproche des surréalistes avec une nette aspiration au dépouillement et à l’abstrait.
Durant la guerre et jusqu’en 1949 Sima ne peindra qu’une seule toile
Dès 1957, il peint les apparitions abstraites toutes baignées de lumière, qui célèbrent le triomphe d'Orphée. Au cours des années suivantes, il réalise une série de peintures présentant dans des espaces abstraits des formes géométriques primaires : triangles, polyèdres, cercles (Ombres grises, 1960).
Ses œuvres figurent dans les musées de Paris (M. N. A. M.), Grenoble, Reims, Lyon, Rouen, Saint-Étienne, Prague, Brno (République Tchèque), Bruxelles, Vienne, Lausanne et dans de nombreuses coll. part.

(La
Baume 1961)
Les peintures de Josef Sima oscillent entre l’expression mouvante d’un rêve venu du tréfond de l’âme et l’attrait que notre œil peut aller chercher en fixant le ciel. Il surgit de l’espace une
expression de vie, à la fois une énergie folle, sous - jacente, tout à la fois imbibée, nageant dans la douceur tendre de couleurs parcimonieusement choisies. Sous la douceur se cache et se
révèle une puissance créatrice et prête à émerger, qui nous semble enfin accessible. Par là même la peinture se révèle être un soupir de paix et un soulagement psychique. Les toiles de Sima
inquiètent puis soulagent. Dans l’école des surréalistes il est celui qui aurait capté le plus précisément la source, l’essence, l’origine.
Lune Rousse travaille actuellement à l’élaboration du disque consécutif à la tournée.
La sortie est prévue pour le début de l'année 2010.
En attendant, Lune Rousse lance une souscription, le moyen pour vous d’acheter le disque en avant première ! :-))
Renseignements, contacts
Petit cadeau d’été : téléchargez gratuitement mes textes pour Lune Rousse
Mis en page avec les créations d’Ingarga sur ma vitrine Lulu
(L’impression couleur ne comprend que le prix de revient)
Si vous passez par la Bretagne, vous pouvez retrouver Lune Rousse et leurs nouveaux morceaux
Le long de leur tournée des Chapelles qui commence demain !
Leurs dates et lieux de concerts (entrée libre):
Blog Lune Rousse
MySpace Lune Rousse
Voilà ce disque arrivé par ces chants qui lentement se mettent à me hanter.
Il ya des sons … des sons qui me tirent entre l’Espagne et ses sanglots, et le marbre classique, haute qualité, vertige délicieux.
Il y a les voix, ombrées, douces et profondes, creuses et rondes qui chantent, qui pleurent, qui disent les mots.
Que dire de ce travail d’orfèvre ? Peu de choses mis à part, écoutez le … religieusement
Ces voix offertes à un des plus grand poète du monde contemporain : Federico Garcia Lorca.
« Douze poèmes déclinés sur des airs à danser, valse, rumba, java, tango, des balades, des chants, des « cacidas » qui parlent essentiellement d’amour mais aussi de mort, d’amertume et d’espoir. On entend le timbre grave de Vicente Pradal, ceux d’Alberto Garcia, Servane Solana, , le violoncelle d’Emmanuel Joussemet, les saxos d’Hélène Arntzen, le piano de Rafael Pradal et les chœurs de Paloma Pradal. Une passion de famille en quelque sorte héritée de cet arrière-grand-père qui fut l’instituteur de Lorca. Charme assuré même quand on ne comprend pas le tout espagnol des textes : ils sont musiques à eux tout seuls. »
(Extrait du site webthea)
OUi, sans inquiétude pour ceux qui ne
comprennent pas l’espagnol, le son est universel et la magie opère !
Je viens vous faire partager le plaisir de l'écoute. Ecrire les mots est une chose, les dire, les lire en est une autre, qui demande du talent et de la sensibilité extrême.
Clairelise lit avec beaucoup de talent ma poésie "Comme le vent". Elle en fait éclore mille facettes : c'est le talent du conteur :
Ecouter "Comme le vent"
Sylvie
(montage et photo © Monique Calbo)
Lire un extrait des Saisons
Gauloises
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